La Maison des Antonins d'Issenheim

la Commanderie au XVIIème s.
la Commanderie au XVIIème s.

Au centre d'Issenheim se dresse un imposant bâtiment, témoin séculaire d'un riche passé, appelé " le Couvent"».  C'était celui de la Commanderie générale antonine d'Issenheim dont dépendaient celles de Bale et de Strasbourg.

Les Antonins achètèrent cette propriété aux Bénédictins de Murbach en 1313. Ils y construisent un couvent, un hôpital, une maison des hôtes et une église. 

Ils se consacrent aux malades atteints par l'ergotisme ou « mal des ardents », un fléau des plus redoutés au Moyen-Age. Ils accueillent également les pauvres et les pèlerins qui se rendent à Rome, à Saint Antoine de Viennois et à Saint Jacques. Ils visent tout autant l'apaisement de l'âme, considérant la contemplation du Christ comme une thérapie morale et spirituelle.  

C'était le but du célèbre retable commandé à Mathias Grunewald au début du XVIème par le

la cour intérieure de l'ex-commanderie
la cour intérieure de l'ex-commanderie

Précepteur Guy Guers et qui était exposé dans le chœur de l'église richement ornée.

A la Révoluion, le retable est déposé à Colmar au Musée national puis au Musée Unterliden où il est visible aujourd'hui.

Les Antonins restèrent à Issenheim jusqu'en 1657, date à laquelle ils furent remplacés par les chanoines de Saint-Augustin. En 1777, l'établis-sement est rattaché à la commanderie Saint-Jean de Soultz. Les Jésuites installent un noviciat en 1843 et reconstruisirent l'église, victime d'un incendie en 1827. En 1884, les sœurs de Ribeauvillé les remplacent. A ce jour, elles sont toujours toujours présentes.

En 1966, la Congrégation ouvre une Maison d'Accueil et, en 2005, un EHPAD. En 2011, l'association « la Maison des Antonins d'Issenheim » voit le jour.

Elle compte aujourd'hui plus d'une trentaine de

Saint Antone accueille les visiteurs  ...

 membres, religieuses et laïcs ainsi que l'Associa-tion Française des Amis des Antonins (AFAA). Elle se donne pour mission de créer en ce lieu un          « Centre d'Art, d'Histoire et de Spiritualité ». Des travaux de restauration sont entrepris en 2018, menés avec efficacité grâce à l'engagement de la Congrégation, au soutien de généreux mécènes et de collectivités publiques. Cet espace évoque d'une de ces « œuvres de miséricorde » que des hommes donnés à Dieu et voués à leurs frères exercèrent pendant plusieurs siècles. Il raconte la maladie répandue en Europe au Moyen Age, sa cause, les remèdes, les plantes médi-cinales, la chirurgie... Une maquette du Retable retient particulièrement l'attention ; quant à la statue de Saint Antoine près de l'entrée, elle semble inviter les visiteurs à se laisser surprendre.

(sources : Monique Tinguely- Gabriel Braeuner)

                                                                                                           Retour à l'accueil