SAINT ANTOINE DE GOLONI (ou Golony) - Landes

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Goloni est situé sur la commune de Bats mais est bien plus proche de celle de Samadet,

Au bout du chemin, dit Saint Antoine, se dresse ce bâtiment dépouillé.

Nommé aussi Commanderie générale de Gascogne et hôpital de Saint-Antoine de Goloni, la fondation de cette Commanderie, très importante et célèbre en son temps, daterait du XIIe siècle (citée; sans doute plus tardivement; en 1224).

Son action, certainement à l'origine consacrée au Mal des Ardents, fut largement orientée vers l’accueil, l’aide et les soins aux pèlerins. Son premier hôpital, celui d’Urgons est cité dans les premiers Itinéraires jacquaires (livre du pèlerin de st Jacques de Compostelle composant le Codex Calixtinus).

On constate à Goloni ,comme dans les autres commanderies un des soucis majeurs des Antonins lors de l’installation de leurs hôpitaux. C'est celui d’être proche d’un cours d’eau, permettant, par une dérivation et une réserve ou bien par un barrage, d’établir un moulin pour la meule à grains ou pour la meule à huile. Aménagement permettant également l'entretien d'un vivier.

Ces moulins, comme ceux de Goloni, donnaient à la communauté, la maîtrise de la mouture des céréales et le contrôle des grains,

On remarque également la ferme au lieu-dit Golony,  le vignoble antonin et le parc d’élevage des porcs (un quatier s’appelle Porqueroun)

 

Goloni a créé et a fédéré une douzaine de Commanderies, Prieurés et Hôpitaux dont une grande partie a disparu.

De la Commanderie reste ce bâtiment intégré dans une exploitation agricole ce qui lui vaut d'être encore en partie debout.

          

 

De la ferme située au lieu dit Goloni, on aperçoit Samadet qui possède encore un quartier Saint Antoine.

COMMANDERIE  ANTONINE  A AVIGNON (Vaucluse)

Avignon, siège de la papauté de 1309 à 1377, se devait d'abriter une commanderie de l'Ordre de Saint Antoine qui desservait un hôpital. En fait, l'hôpital et la chapelle se sont installés dès la fin du XIIIème siècle. En 1377, le dernier pape avignonnais Grégoire XI décide de retourner à Rome dans des conditions rocambolesques puisqu'une fois à Rome, se sachant menacé, il faillir revenir à Avignon. Mais il meurt en mars 1378. Le nouveau pape, Urbain VI, élu par un Sacré collège restreint est contesté. Sommé d'abdiquer par les cardinaux en dissidence, il refuse. 

Un nouveau pape, Clément VII est élu ! Urbain VI est à Rome, Clément VII est à Avignon. Dans l'histoire de l'Eglise Urbain VI sera considéré comme pape et Clément VII comme antipape. C'est le Grand Schisme d'Occident. La chrétienté se divise en deux, chaque parti reconnaissant son pape. L'ordre antonin reconnait comme pape Clément VII, ce qui ne fut pas forcément le bon choix. A  Urbain VI succède Boniface IX et à Clément VII succède Benoit XIII qui promet de se démettre mais ne le fait pas. Le schisme se perpétue

Alors qu'un troisème pape, Alexandre V, est élu  pour départager les deux papes, Benoit XIII qui se maintient comme pape, assiégé, s'enferme dans son palais d'Avignon. 

En dépit de la surveillance dont il fait l'objet, il réussit à s'enfuir le 11 mars 1403. On soupçonne fortement les Antonins d'avoir facilité cette fuite. C'est d'ailleurs à la commanderie d'Avignon qu'il se réfugie avant de quitter la ville pour le Royaume d'Aragon, seul état à le reconnaître et où il décédera sans avor cédé.

C'est ce que rappelle la plaque commémorative placée à l'entrée de la chapelle et en photo ci-jointe. Cette chapelle a été acquise en 2013 par des propriétaires privés. La nef a été divisée en trois niveaux. Au RDC a été conservé un cinéma (135 places), les 1er et 2ème étages ont été réaménagés en appartements et en salle d'accueil. 

Ces 27 et 28 avril, la propriétaire, membre de l'AFAA, nous ouvre sa porte et accueille l'AFAA pour les journées antonines 2019.                                                                                                                                           

SAINT ANTOINE SUR L'ISLE (Gironde)

 

En Aquitaine, il est une ancienne commanderie du XIIème siècle, Saint Antoine sur l’Isle, située au Nord de la  Gironde, sur les rives de l‘Isle, entre Coutras et Montpon-Menestrol. L’état officiel de 1478 la cite sous le nom de Saint Antoine du Pizou.

Selon les études de Joseph de Montchenu qui a visité ce lieu en 1998, Saint Antoine du Pizou (1107)  faisait partie autrefois des plus anciennes Maisons de l’Aumône dépendant de la commanderie générale d’Aubeterre citée dès l’an 1099, et accueillait les malades  atteints de l’Ignis Sacer, les gardait et les soignait à vie.

Sa situation sur une voie de Compostelle et près de l’Isle qui était navigable, a dû être déterminante, tout comme l’utilisation de l’eau pour alimenter les moulins. En 1107, la Maison de l’Aumône du Pizou est sous la dépendance des Bénédictins de la Sauve-Majeur.

Afin de se libérer du joug des Bénédictins et ne pouvant agrandir la Maison du Pizou pour faire face à une recrudescence du Feu de Saint Antoine, les Hospitaliers créent une seconde Maison de l’Aumône qui deviendra plus tard la Commanderie de Saint Antoine sur l’Isle, sur les bords de cette rivière, avec sa propre chapelle et toutes les dépendances nécessaires à une vie en autarcie. Car bien sûr, cette commanderie assurera, outre les soins à apporter aux malades, l’aide à caractère social qui, dès le XIIème siècle, préfigure nos régimes sociaux.

Que reste-t-il aujourd’hui de ce lieu antonin ? Hélas, pas grand-chose !

La chapelle a été détruite et l’ancienne commanderie, fortement remaniée, est devenue une bâtisse appelée château avec un pigeonnier carré sur le porche d’entrée, des dépendances à colombages et un pavillon revêtu d’un toit à quatre pans recouvert de tuiles plates. Rien ne rappelle un édifice antonin ! Cette maison forte est, à ce jour, en rénovation et ne se visite pas. L’église paroissiale du XVIIIème siècle lui fait face, enserrée dans le cimetière. A l’intérieur, nous trouvons, seuls souvenirs de la Commanderie, une statue de saint Antoine et de son cochon, ainsi qu’un vitrail du XIXème s. (Danielle Blanc - 09/2017)

 

  

LA MAISON DES LOIVES (Roybon - Isère)

 

Qu'est ce que cette Maison des Loives ?
 
Une maison forte qui appartenait aux Antonins, située entre Roybon et Montfalcon, mais aussi une grange.
Cette maison a joué un rôle important dans les relations entre le duché de Savoie et le Dauphiné.
En effet, des conflits permanents envenimaient les rapports entre ces deux états à cause de l'imbrication de leurs frontières.
Les abbés de l'Ordre de Saint Antoine ont joué un rôle important de diplomates à cette occasion.
Les Loives recelaient un lieu de rencontres et de discussions entre les antagonistes.
Pour cela  les murs de l'immense salle mise à disposition était décorée des armoiries des seigneurs dauphinois et savoyards, complétées de celles des Abbés de l'Ordre.
Un décor remarquable qui interpelle !
Gisèle et son époux Robert ont travaillé deux années sur le site et ont restitué, à partir des vestiges de peinture restants, le décor d'origine qui était fort en couleurs.Ils ont décrit toutes les armoiries représentées et les ont "rendues" à leur propriétaire. 
Un livre a été édité pour cela.                                                          
 

La salle d'apparat de la Maison des Loives ornée des armoiries des Maisons dauphinoises et savoyardes 
(reconstitution de Robert Bricault)
 
état actuel
 
ATTENTION : La Maison des Loives est une propriété privée qui ne se visite pas  
 

SAINT ANTOINE DE PONT D'ARRATZ (Gers)

 

Le village apparait modeste par sa taille mais ses caractéristiques ne sont pas sans rappeler celles de Pondaurat :

- bâtisse d’allure noble avec une imposante tour ronde, qui s’avèrera être le siège de l’ancienne Commanderie, qui servit peut-être aussi, un temps, d’hôpital 

- pont  barrage et moulin sur l'Arratz

 

LE VILLAGE 

 Saint-Antoine est un village médiéval avec une unique et étroite rue principale qui reliait les deux portes Nord et Sud. Elle reste bordée de maisons à colombages.

 La porte Sud aurait été détruite au siècle dernier sur un coup d’humeur d’un maire (information d’un habitant rencontré).

La porte Nord a, par contre, conservé ses fortifications et présente la particularité d’être en ogive d’un côté et voutée de l’autre.

 

 

L'EGLISE

La façade présente un mur-clocher de haute taille percé d’un portail dont la particularité est le tympan à trois voussures romanes reposant sur colonnettes et chapiteaux et comportant un tympan quadrilobé d’inspiration mozarabe. Les murs extérieurs sont d’un bel appareil moyen de pierres de taille. L’église a un plan rectangulaire partagé en six travées terminé par un chevet plat.

En entrant dans l’édifice proprement dit, on découvre un grand décor peint réalisé à la fin du XIXe siècle sur l’ensemble des murs. Dans la travée centrale, deux chapelles se font face de part et d’autre de la nef.

 

    

 

Une statue en pied de Saint Antoine trône au centre du chevet au-dessus de l’autel, surmontée d’un oculus. Elle a la particularité de ne présenter aucun des symboles habituels de saint Antoine.

La plus ancienne, bien visible, qui occupe les 2/3 supérieurs de la paroi évoque la vie de saint Blaise auquel la chapelle adjacente était consacrée. Des légendes en occitan racontent chaque scène illustrant la vie du Saint. La peinture plus récente est consacrée à saint Georges et au dragon. Cet ensemble de peintures est assez spectaculaire.

 

LA COMMANDERIE (propriété privée) 

Il s’agit d’un bel ensemble en pierres flanqué d’une tour d’angle ronde. Le portail en fer est surmonté d’un tau antonin et d’une croix de Malte qu’on retrouve sur sur chaque panneau.

Le corps principal semble être des 17 et 18èmes siècle, remanié au 19ème.

Il n’y a plus trace de l’hôpital, abandonné sans doute bien avant le départ des antonins en 1777.

Ce village d'apparence calme  n’est pas paisible pour autant car c’est un lieu de passage des pèlerins qui se rendent à Compostelle.

 

 

LES PELERINS

 

Situé sur la via Podensis, Saint-Antoine est traversé par de nombreux pèlerins. On estime leur nombre à 15 000 dans l’année. Si les antonins n’assurent plus les soins et l’hébergement, le relais a été passé à l’Oustal, gîte de Saint Antoine.

Les habitants sont fiers de l'histoire de leur village et de sa situation sur les chemins jacquaires.

Pour en savoir plus : n° 24 de la revue Les Antonins.